Faites le tour du monde ! Chapitre 2 : l'Asie


Bienvenue à toi moussaillon, écumeur des mers à la recherche de l'aventure et de la découverte ! Tu viens d’atterrir ici et tu aimerais découvrir si un trésor s'y cache. Tu peux être rassuré, il y en a bien un : la littérature étrangère. Si ton bateau a échoué ici sans grandes explications, je t'invite à suivre ce lien pour découvrir un peu mieux le projet Faites le tour du monde ! > clique ici <
 Si en revanche, ta carte aux trésors t'a amené ici au gré de tes navigations, tu sembles être sur la bonne île ! 
Je te souhaite la bienvenue dans cette première édition de Faites le tour du monde ! un club de lecture dédié à la littérature étrangère. Prêt à larguer les amarres ?

L'épée de l'hiver : quand le chaos menace

Dans le pays glacé de Cherek, lord Gambin de Jentesi va mourir et le chaos menace.Durant les quatre décennies de sa toute-puissance, Gambin a tenu sa province d’une main de fer. Tandis que complotent ses quatre héritiers possibles, le peuple de Cherek observe avec inquiétude les péripéties de la passation de pouvoir. Car si la puissance de Gambin passe tout entière à ses héritiers, Cherek risque de voir compromises les promesses d’un avenir meilleur et de retomber dans l’obscurantisme. Dans cette atmosphère empoisonnée, un tissu d’intrigues se tisse autour de Lyeth, femme lige du seigneur de Jentesi, qui déteste l’homme cruel qu’elle a servi.

Il est désormais temps que je vous parle de cette lecture que j’ai pu découvrir au mois de juin. Rien que par sa couverture acidulée et son résumé je savais que je n’allais pas être déçue par l’univers qui s’en découlerait. 

Il faut dire que l’univers que nous propose l’auteure est franchement agréable. Les descriptions sont vraiment limpides, claires et se colorent sous nos yeux très aisément. En tant qu’amatrice de jeux et d’univers imaginaire, j’avais presque l’impression de traverser des paysages tels ceux de Skyrim. J’ai notamment eu cette sensation très fortement éprouvée lors des premiers chapitres lorsque l’héroïne Lyeth va rencontrer un personnage avec qui elle va nouer une relation très intéressante. Je n’ai vraiment pas été déçue par ce côté-là de la fantasy et je me suis sentie tout de suite plongée dans le roman. Je dois cependant dire que cet aspect d’immersion s’est un peu estompé au fil des pages. Je me suis sentie un peu moins plongée dans l’histoire qu’au début mais cela ne m’a pas empêché de suivre ma lecture !
Par contre, je dois avouer que j’ai été surprise de ne pas trouver de cartes. C’est quelque chose que j’apprécie énormément lorsque je rentre dans ce genre de récit. Pour moi, un monde de fantasy est plus facile à arpenter pour un joueur lorsqu’il est accompagné de repères. Imaginez un jeu médiéval-fantasy sans carte ! D’ailleurs, c’est bien en ça que je trouve le générique de Game of Thrones intéressant : il propose une carte à ceux qui n’ont pas lu le livre et il permet ainsi de se repérer. Bref, je ferme la parenthèse mais tout ça pour dire qu’il est toujours plus simple d’apprivoiser un univers lorsqu’on a certaines clefs en main.
J’ai aussi beaucoup apprécié qu’on ne retrouve pas les clichés habituels que peuvent parfois nous servir la fantasy. J’ai à plusieurs fois été surprise par certains choix et personnages et je pense qu’être surpris ne peut être que positif. Encore un très bon point ! Et finalement, je dois dire que j’ai trouvé la relation qui nouait Lyeth et le jeune garçon qu’elle rencontre était vraiment attachante, un autre aspect qui m’a plu. 

Malgré le fait que ce livre ne restera pas forcément gravé dans mon esprit, j’ai passé un très bon moment en compagnie de ces personnages et de cet univers. C’est un livre de fantasy que je vous conseille, comme toujours pour Les moutons électriques d’ailleurs qui proposent toujours des ouvrages de qualité et à la hauteur de nos attentes.

L'épée de l'hiver de Marta Randall publié aux éditions des Moutons électriques (2016) ; 240 pages - 19,90 €

Du livre au film : Dans les forêts de Sibérie

  En janvier, j’ai eu l’occasion de lire Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson que j’avais trouvé au détour d’un rayon de la médiathèque. Résumé lu, livre en main, je le commençais le soir même dans le tram sans pouvoir le lâcher pendant plusieurs jours. Réel coup de cœur, philosophie de vie, Dans les forêts de Sibérie est le genre de livre qui ne vous laisse pas indemne, qui vous invite à l’introspection, la simplicité et au silence. 


Je ne vais pas revenir cinquante ans sur ma lecture puisque vous pouvez le connaître exprimé dans mon avis publié il y a quelques mois maintenant (en cliquant ici). Mais j’aimerais brièvement revenir sur l’histoire avant de vous parler un peu mieux du film. 

Dans les forêts de Sibérie est un journal de voyage. Ce voyage, c’est celui de Sylvain Tesston, un homme qui ne parvient plus à retrouver de l’énergie à travers ses voyages et ses déplacements. Il s’était promis qu’il partirait six mois en ermitage avant ses quarante ans, c’est chose faite. Il achète une petite cabane au bord du lac Baïkal, en Russie, emporte avec lui vodka, livres et thé. Un retour à l’essentiel face à un environnement autant glacial que sauvage qui lui est inconnu. Ce livre, c’est un livre qui parle de livres, un livre qui parle de notre société de consommation, de médiatisation, d’urbanisation. Une société où nous sommes beaucoup à ne connaître ni froid, ni espace, ni silence. C’est ce que va chercher l’auteur et il nous transmet son expérience à travers son livre.


Les premières minutes du film m’ont réellement bluffée par un aspect en particulier : l’esthétique du film. Il faut dire que la photographie est magnifique. Nous sommes dans du bleu pâle, du bleu ciel, un bleu qui vous fait voyager. Des déclinaisons de brun parsèment le paysage : d’un brun chaud presque écarlate à un beige presque crème. De ce film émane énormément de douceur.

Pour ceux qui recherchent une similarité exacte du scénario du livre au film, vous risquez d’être déçus. Ce film s’éloigne de l’histoire écrite par Tesson et c’est d’ailleurs clairement énoncé dans le générique de fin : « adapté librement ». Mais cela se comprend, laissez-moi vous expliquer.
La première partie du film coïncide avec l’installation de Teddy – le nom du personnage dans le film – dans sa cabane. C’est une partie très silencieuse, très introspective et presque contemplative. C’est très beau, mais très calme. La seconde partie use de libertés scénaristiques dynamisantes. Le personnage va faire la rencontre d’un autre personnage seulement évoqué dans le livre. Ici, cet homme va prendre une place beaucoup plus importante dans la vie de Teddy. Plus qu’un ami, il va devenir un réel mentor.

 
Cette relation m’a beaucoup fait penser à celle qui lie Robinson Crusoé et Vendredi. Une fois que Vendredi chamboule l’organisation occidentale de Robinson, Vendredi va apprendre à Robinson comment apprivoiser l’environnement dans lequel il vit. Et c’est exactement le même rôle qu’à cet homme dans le film. Bien-sûr, l’histoire diffère puisque ni Sylvain Tesson, ni Teddy, n’ont l’intention de contrôler, occuper, j’oserais presque dire coloniser, le territoire dans lequel ils arrivent. Mais ce personnage qui domine la seconde partie va clairement épauler notre protagoniste. Et je dois avouer que c’est appréciable. C’est appréciable parce que ça rend le film un peu plus vivant, un peu plus vif de dialogue. Pour ma part, ça m’a beaucoup plus. 

Il est certain que les plus attachés à l’aspect journal intime risquent d’être déçus du scénario choisi. Pour ma part, j’ai apprécié les écarts qui ont pu être faits et surtout, le film vaut le coup d’être vu rien que pour son acteur (il faut avouer !) et pour l’esthétique et les couleurs du film qui sont tout simplement incroyables.

Dans les forêts de Sibérie, un film de Safy Nebbou librement adapté du livre de Sylvain Tesson. Sortie en salle le 15 juin 2016

Découvrez Haïti avec L'Odeur du Café


"J'ai passé mon enfance à Petit-Goâve, à quelques kilomètres de Port-au-Prince. Si vous prenez la nationale Sud, c'est un peu après le terrible morne Tapion. Laissez rouler votre camion (on voyage en camion, bien sûr) jusqu'aux casernes (jaune feu), tournez tranquillement à gauche, une légère pente à grimper, et essayez de vous arrêter au 88 de la rue Lamarre. Il est fort possible que vous voyiez, assis sur la galerie, une vieille dame au visage serein et souriant à côté d'un petit garçon de dix ans.
La vieille dame, c'est ma grand-mère. Il faut l'appeler Da. Da tout court. L'enfant, c'est moi. Et c'est l'été 63. Da boit son café. J'observe les fourmis. Le temps n'existe pas."

Plongée dans le monde de Warcraft : L'Ascension de la Horde

 
Après avoir vu le film adapté du jeu vidéo et sorti tout récemment, je n’avais qu’une seule chose en tête : en savoir plus sur le lore du jeu, c’est-à-dire son histoire, les personnages qui ont façonné le monde tel qu’on le connaît aujourd’hui. C’est donc tout naturellement que je me suis tournée vers L’ascension de la Horde qui raconte l’enfance puis la vie adulte de Durotan, père de Thrall, et son combat contre la corruption des orcs face au pouvoir de Sargeras, Kil’jaeden et Gul’dan.

Une réécriture théâtre et moderne du Petit Chaperon Rouge


C'est l'histoire d'une petite fille très seule, autorisée par sa mère à traverser la forêt pour rendre visite à sa grand-mère. En chemin, elle croise un loup manipulateur et affamé... Joël Pommerat revisite avec talent et drôlerie Le Petit Chaperon rouge, dans une version où l'héroïne courageuse est bien décidée à tenir tête au loup.
En s'éloignant d'une morale préfabriquée, l'auteur laisse opérer toute la magie de ce conte merveilleux et cruel. 
La lecture de Marion Boudier, chercheuse en arts du spectacle et dramaturge, permet d'aborder avec simplicité les audaces de mise en scène tout en éclairant les enjeux centraux que sont l'exploration du désir et l'affirmation de soi. 

Jungle Park : l'Afrique dans 30 ans.


 Année 2050.
L'Afrique, continent prison gardé par des drones, est devenue le dépotoir des déchets industriels occidentaux, et le lieu où l'on parachute les condamnés à mort américains.
Tony Belluin est un de ces condamnés à mort, directeur d'un parc d'attractions célèbre, injustement accusé de terrorisme. Sauvé de la mort par Jean-Baptiste, le chef d'un réseau de résistants, il accompagne celui-ci au coeur de la jungle. Pendant ce temps, la fille de Tony découvre la preuve qu'il n'est pas mort, puis la trace des auteurs du complot dirigé contre lui...